L’agence Kalima connecte les communautés médiatiques et les annonceurs !

L’agence Kalima fête ses 10 ans ! Pour l’occasion nous avons rencontré Tygénia, fondatrice de l’agence. Nous sommes revenus sur le métier d’une agence de relations publics, sur les mutations du marché, sur les techniques pour créer de la relation avec les diverses communautés médiatiques

Quelle est l’histoire et le parcours de l’agence Kalima ?

Kalima est une agence de relations publics, et j’insiste sur le pluriel à “publics” ! Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui le terme de relations presse ne convient pas aux évolutions de notre métier. Aujourd’hui, nous créons des relations avec des publics diverses et variés : des médias, des journalistes mais également des blogueurs, des influenceurs, des youtubeurs, des instagrameurs, des leaders d’opinion, des artistes, des entrepreneurs… L’influence est de plus en plus diffuse entre ces différents acteurs.

Notre agence fête ses 10 ans cette année. Nous sommes une agence indépendante face aux grands groupes comme Havas, Publicis mais il existe également des petites structures avec quelques clients. Notre positionnement est généraliste, nous sommes capables d’accompagner des grands groupes, des acteurs de la culture, du patrimoine, de l’éducation, des sociétés de services, des entreprises du tourisme…

Avec les années, nous avons également acquis une véritable expertise sur les startups, les acteurs des nouvelles technologies et du web.

Quelles sont vos expertises et votre approche ?

Notre métier, c’est la relation et le contact humain.

Avant, nous avions l’émetteur du message, un annonceur et c’était à nous de l’adresser à la bonne personne via un fichier presse que nous avions affiné avec le temps.

Aujourd’hui, le paysage médiatique a bien changé, il y a moins de journalistes, ils ont moins de temps et ils sont de plus en plus sollicités.

De plus nous sommes passés d’un fonctionnement vertical de la communication à un modèle de conversation. Le paysage médiatique est plus dispersé, plus large aussi et donc beaucoup plus complexe. Ces mutations ont commencé avec l’avènement des blogueurs puis des réseaux sociaux et des youtubeurs, instagrameurs, vlogueurs.

Cette complexité entraîne forcément des transformations dans nos métiers, aujourd’hui, plus que jamais, il faut véritablement personnaliser, humaniser les messages. Et pour cela il faut connaître les personnes, il faut s’y intéresser, il faut leur parler, les rencontrer pour ensuite leur offrir des contenus, des messages pertinents en phase avec leur ligne éditoriale, leur centre d’intérêt, leur passion.

Quelles sont les campagnes qui ont marqué l’agence ?

En 10 ans, il y en a eu énormément, mais la dernière belle campagne de l’agence, c’est l’événement Viva Technology, organisé par Publicis et les échos.

Cet événement a nécessité une connaissance précise de l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème : acteurs de l’entrepreneuriat, incubateurs, accélérateurs, startups, journalistes, leaders d’opinion, blogueurs, entrepreneurs, speakers… De plus, nous devions travailler au niveau national mais également international.

Vita Technology 2016 par Publicis et les Echos

Nous avons créé des véritables histoires, des scénarios en fonction de tous ces acteurs et de leurs attentes pour atteindre une portée maximum : une interview d’un fondateur de startup pour un média généraliste, une tribune sur un secteur technologique en particulier pour un blog spécialisé, des partenariats, de la co-construction avec certains influenceurs…

Cette campagne a fait appel à toute l’expertise de l’agence : relations presse, relations blogueurs, social listening, marketing d’influence, social media.

Comment mesurez-vous le succès de vos campagnes ?

Il y a plusieurs grandes catégories de critères de mesure

  • Des indicateurs quantitatifs avec le volume des retombées : les articles, les contenus, les partages…
  • Des indicateurs qualitatifs comme la diversité et la richesse des retombées : la typologie des contenus rédigés, les angles, les approches, si c’est un média généraliste ou sectoriel
  • Des indicateurs sur l’amplification via le social media, les parts de voix et l’analyse des conversations via une étude sur la tonalité des retombées

En fonction des objectifs définis, nous calculons les retours sous le spectre de ces 3 grandes catégories.

Selon vous, quelles sont les prochaines évolutions du métier ?

Le métier d’attaché de presse évolue constamment. Aujourd’hui, nous devons fédérer des communautés médiatiques, de plus en plus fines, nombreuses et en mouvement perpétuel.

Entre les gros blogs qui sont devenus réputés, les blogs plus petits mais plus précis, les top influenceurs et les autres… L’influence est de plus en plus importante car les marchés sont des conversations mais elle se dilue de plus en plus entre ces multiples acteurs. Il nous faut donc de plus en plus segmenter nos propos et les adapter.

Cette complexification nous oblige à être pluridisciplinaire et à avoir une approche de plus en plus marketing : calculer les coûts, rechercher le ROI et repenser les processus pour valoriser chacune de nos actions. Comme je le disais, notre métier c’est la relation et il faut donc valoriser cette richesse dans notre connaissances des acteurs : optimiser les rencontres, les échanges, les déjeuners, les prises de contact…

Avant, les relations publiques étaient apparentées à de la communication, de la réputation et de la notoriété. Aujourd’hui, c’est bien plus que ça, c’est également du business, du marketing. Et nous le voyons au niveau de nos interlocuteurs chez les annonceurs : au départ nous rencontrions surtout des directeurs / directrice de la communication, aujourd’hui nous travaillons main dans la main avec des directeurs / directrices Marketing voir des Directeurs / Directrices du digital.

Comment votre équipe vous permet de répondre aux enjeux et aux mutations du marché ?

Nous recherchons de plus plus des profils diversifiés avec de la mixité dans les parcours. Nous avons également étoffer les métiers de l’agence : médias sociaux, relations blogueurs, relations journalistes. Nous recrutons également des personnes qui sont eux-mêmes blogueurs, blogueuses, instagrameurs, voir influenceurs. Leurs expériences apportent de la richesse à toute l’agence.

Nous intégrons également de plus en plus des profils couteaux suisse : Web / Marketing /  Éditorial / Communication.

De plus, ce qui est crucial dans la réussite de notre agence c’est notre socle commun de valeurs. C’est grâce à une équipe fédérée et soudée autour d’une vision que nous arrivons à pérenniser l’activité et à réussir depuis 10 ans malgré la volatilité du marché.

Un autre des facteurs de réussite, c’est l’échange et l’intelligence collective. Notre organisation fait en sorte de nous permettre des temps de partage chaque semaine. Nous mutualisons les connaissances et chacun peut nourrir les projets des autres. Cette intelligence collective est possible car nous sommes une équipe à taille humaine et nous faisons preuve d’agilité !

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Socionaute averti, communicant sans artifices, passionné du web, j’aime les marques qui conversent, les stratégies bien ficelées et les jolis sites web !